Dans le cadre de la transition politique, le pouvoir militaire à Antananarivo soumet désormais les futurs ministres à un test au détecteur de mensonges avant leur nomination. Une méthode radicale qui intervient dans un climat de fortes tensions et de révélations de corruption sous l'ancien régime.
C'est une méthode radicale pour un pays en pleine transition. À Antananarivo, le pouvoir militaire soumet désormais ses futurs ministres au détecteur de mensonges avant leur nomination. Un test de vérité qui intervient dans un climat de fortes tensions, marqué par les récentes révélations de corruption sous l'ancien régime.
Cette pratique, inédite à Madagascar, s'inscrit dans le cadre du processus de « Refondation » initié après les manifestations du mouvement Generation Z en septembre 2025. Le colonel Michael Randrianirina, au pouvoir depuis octobre 2025, avait promis une gouvernance exemplaire et une lutte sans merci contre la corruption. La soumission des futurs ministres au détecteur de mensonges vise à garantir l'intégrité des membres du gouvernement avant leur entrée en fonction.
Cette annonce intervient alors que le pays traverse une période de consolidation institutionnelle. Le nouveau Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, nommé le 15 mars 2026, a formé un gouvernement de 30 membres, majoritairement civil. Le président de la Refondation a averti que tout échec ou acte de corruption entraînerait « une démission immédiate » et des poursuites légales.